Coup de projecteur sur les Expositions des Musée & Jardins Cécile Sabourdy

Découvrez ci-dessous toutes les expositions en cours, à venir et même passées du Musée.

 

 

16 juin au 07 juillet 2017 :

"TOUTIM"

Exposition par les élèves de 5ème année de l'ENSA

 

Pour ces trois semaines à venir, les Musée et Jardins Cécile Sabourdy invitent les élèves de 5ème année de L'Ecole Nationale des Arts de Limoges (ENSA). C'est une carte blanche pour présenter leurs travaux de diplôme que nous vous proposons de dévouvrir dans les étages supérieurs du musée.

 

Effet(s) de surprise

Si l’on en croit la définition - assez martiale - que proposent les dictionnaires d’expressions, l’effet de surprise caractérise une stratégie d’attaque par  la déstabilisation de l’adversaire, fondée sur la survenue d’un élément suffisamment inattendu pour que s’ensuive chez le sujet subissant cet effet « un phénomène d'étonnement, de stupeur et de désorganisation ».

L’effet de surprise s’impose aussi comme ressort narratif et dramaturgique puissant, provoquant certes une désorganisation des sens et des attentes chez le spectateur ou le lecteur, mais une désorganisation source de plaisir, d’interrogation stimulante, voire de ravissement.

Que l’on s’inscrive dans le registre belliqueux ou créatif, ou encore dans le cadre du quotidien, l’effet de surprise est un facteur-fauteur de troubles qui surgit dans la vie et bouscule profondément le rapport que l’on entretient à l’évidence, aux habitudes, à nos préjugés ou nos calculs - conscients ou non.

La surprise irrite la routine, alimente la curiosité. Elle ouvre des brèches dans les mécaniques bien huilées du quotidien, glisse le contre-accord dans les mélodies ressassées et fissure la surface unitaire des choses que l’on croit connaitre pour en laisser sourdre... ce que justement l’on n’en espérait pas.

Les Musée et Jardins Cécile Sabourdy vont fêter leur troisième anniversaire le 20 juin prochain.

Confortablement installé dans son presbytère de campagne, ce Musée d’Art Naïf, Brut et Singulier, a été créé ex-nihilo sur l’initiative courageuse (et un peu inattendue en ce début de 21e siècle) d’accorder, en milieu rural, une place de choix aux artistes autodidactes et atypiques.

Entre l’artiste éponyme de notre structure, Cécile Sabourdy, et chacun des créateurs dits Naïfs et Hors-les-normes que nous exposons, il existe de si nombreuses disparités d’intention et de dissemblances formelles… L’on se perdrait à vouloir assigner ces personnalités aux cadres établis par la théorie, pour les courants auxquels il nous fait tant besoin de les associer : nous aspirons si fort à comprendre et à nous repérer !

Pourtant, leur véritable convergence semble résider dans le caractère déroutant des œuvres, souvent étranges ou du moins étrangères aux fréquentations de notre regard, réunies par les incertitudes qu’elles éveillent chez nous.

C’est donc cet ADN particulier qui nous porte à faire peu à peu du Musée Cécile Sabourdy une fabrique à Curiosité :

  • Curiosité face à des auteurs-créateurs surprenants, insolites, déroutants,
  • Curiosité face à un Musée nouveau, ambitieux, surgi à l’écart des périmètres urbains et dont toute l’histoire est à écrire,
  • Curiosité parce que le lieu privilégie les croisements, les solutions de continuité et les décalages, pour provoquer le dialogue.

Le Musée souhaite être un espace où se conjuguent les contraires et où l’on peut, assurément, se laisser surprendre.

Au moment de choisir un événement pour fêter les trois ans du Musée, nous nous sommes très naturellement tournés vers l’ENSA de Limoges, en proposant aux élèves de 5ème année une exposition leur laissant carte blanche : offrant pour un mois ses murs et ses cimaises aux jeunes plasticiens et designers, aux portes de leur carrière de créateurs, le Musée ne présente pas d’autres contraintes que celles imposées par les limites du lieu…

L’école supérieure d’Art, héritière de l’institution séculaire des Beaux-Arts, se trouve dans la position complexe d’accompagner l’épanouissement d’esprits créatifs et de gestes créateurs en délivrant des savoirs et savoir-faire, sans pour autant assujettir les objets qui en naitront. La ligne d’équilibre entre instruction et émancipation des étudiants est au cœur de l’exercice pédagogique des écoles d’Art d’aujourd’hui, et c’est l’issue de ce cheminement de cinq années que nous accueillons à Vicq-sur-Breuilh du 15 juin au 7 juillet 2017.

La réponse des étudiants à notre invitation prend le nom de « TOUTIM » : une formulation impertinente pour un bazar hétéroclite, accumulation de tout ce qui reste et que l’on ne prend pas même la peine de désigner nommément…

Nous sommes heureux de laisser la parole à ces jeunes artistes, plasticiens et designers, en nous mettant volontairement à notre tour dans la position de nos visiteurs, c’est-à-dire mis en situation de recevoir un effet de surprise.

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"UNE AUTRE HISTOIRE"

Marie-Rose Lortet

16 juin ou 17 septembre 2017

 

Devant le succès rencontré lors de l'exposition "Marie-Rose Lortet, les Attrape-Monde", nous avons décidé de proposer pour cet été et jusqu'aux Journées du Patrimoine, un nouveau parcours d'exposition des oeuvres de Marie-Rose Lortet. Ainsi, vous les retrouverez délicatement installées  au Rez-de-Chaussée du musée pour le plus grand plaisir de tous et pour "Une autre histoire" ...

 

« Je ne tricote pas. Je raconte seulement, avec des brins de fil et de laine. » Marie-Rose LORTET

 

Marie-Rose LORTET fait figure d’exception au sein de l’Art textile contemporain.

Ses travaux cousus de mailles serrées ou vaporeuses irradient d’une poésie étrange et franche, jusqu’aux noms qu’ils portent.

Repérées par Jean DUBUFFET, d’étranges silhouettes tricotées, tissées, tressées, se promènent à travers les plus grandes collections d’Art hors-les-normes et de création textile. Leur présence, multicolore ou d’un blanc angélique, se fait remarquer au gré d’expositions dans le monde entier.

Hôte régulière de la Fabuloserie en Bourgogne, de la Halle Saint Pierre à Paris, de la Collection de l’Art Brut à Lausanne et de nombreux musées français, la discrète Marie-Rose est incontournable.

C'est une étonnante traversée dans son univers que les Musée et Jardins Cécile Sabourdy proposent.

Qu’elles soient enveloppes, voiles ou filets, les créations textiles deMarie-Rose capturent le reflet du monde.

On y croise des maisons, des fenêtres et des jardins, des territoires, des continents, des géographies et des rivières, des visages, des vêtements, des souris et des chimères.

De la lumière, des vides, des pleins, des labyrinthes et des rêves.  Tout y est.

Pris dans les entrelacs faussement anarchiques de Marie-Rose c’est le rêve éveillé qui s’accroche devant nos yeux grands ouverts.

Armée d’aiguilles et d’épingles minuscules, Marie-Rose pique sans jamais blesser, égratignant  le Sérieux avec des griffes de coton...

 

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> MARIE-ROSE LORTET   

 

Née à Strasbourg en 1945, Marie-Rose LORTET compte des tisserands parmi ses ancêtres alsaciens. Ses grands-mères lui apprennent à tricoter, couper et coudre. Enfant, elle confectionne des vêtements, fabrique des objets avec des matériaux hétéroclites qu’elle récupère : une passion pour le bricolage et le réemploi qui ne se démentira jamais. En 1967, ses premières œuvres surgissent sous forme de tissus composites faits d’étoffes récupérées et assemblées, vite remplacées par des morceaux de tricot qu’elle réalise cette fois elle-même. Désormais tricoteuse, fileuse et un peu magicienne, elle opte pour cette activité féminine longtemps déconsidérée qu’elle magnifie avec une force inconnue jusqu’ici. Indocile en douceur, elle lutte contre le conformisme en créant une multitude de pièces de laine, ni utilisables, ni décoratives : « J’en parle à ma fenêtre », « Habit de crise dit ’Les manches ballons’ », « Histoire racontée après un rêve encore un peu frais », « Et quand le toit de la maison se fâche ! »…

 

> UNE TECHNIQUE INÉDITE

 

Ses premiers Masques de laine hésitent entre portrait et paysage, puis les combinaisons colorées s’étendent, se compliquent et deviennent des tentures impensables : les Territoires de laine cartographient avec une précision médiévale le dédale intérieur de l’artiste. Chez Marie-Rose, le tricot n’est jamais complètement plat. Il provoque la formation de poches, de failles, de plissements sur les plaines des Territoires. L’air et les hauteurs attirent l’artiste. Elle invente alors une dentelle complexe de fils rigidifiés au sucre pour ses Architectures de Fil : sculptures immaculées, occupant l’espace par leur transparence. Stables en dépit de leur finesse inouïe, elles sont des théâtres où l’ombre et la lumière jouent de leurs inextricables fluctuations…
Marie-Rose LORTET opère dans le sillage de l’Art Brut, hors de toute logique académique. Depuis 1967, elle détourne la technique-tricot et réinvente sans cesse la matière-textile de ses « tableaux de fils », vêtements impraticables, maisons diaphanes et costumes pour souris qui s’épanouissent en marge des modes passagères. A 24 ans elle est reconnue comme une artiste originale, à l’imagination féconde, par Jean DUBUFFET. Dans le Musée qu’il a initié à Lausanne, elle rejoint la Collection Neuve Invention réunissant les Inclassables : ni Bruts, ni marginaux, juste absolument libres, instinctifs et uniques en leur genre.

 

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PASSÉES

 

02 juillet au 01 janvier 2017 inclus :

"Maurice Loirand : l'appel du large"

Invitation au voyage avec Hiroshige et Hokusai/ estampes japonaises

 

De juillet 2016 à janvier 2017, les Musée et Jardins Cécile Sabourdy consacrent une importante exposition monographique à l’artiste Maurice LOIRAND (1922-2008), originaire de la région nantaise, figure atypique parmi les Naïfs français.

Son travail, explorant inlassablement le thème du paysage, révèle la poésie discrète tapie au creux d'un environnement quotidien où l’arbre et la mer occupent une place de choix.

 Le Musée Cécile Sabourdy rend hommage à cet artiste disparu il y huit ans, à travers une première grande rétrospective.

Le parcours d'exposition présente une sélection de peintures, dessins, et carnets de croquis inédits. Il apporte un éclairage complet sur la production tant picturale que graphique de LOIRAND, couvrant l’ensemble de sa carrière entre 1950 et 2008.

Spectateur attentif des campagnes comme des villes, LOIRAND sait voir et donner à voir la beauté sculpturale d’une grue ou d’un gratte-ciel, reconnaitre et magnifier la dimension esthétique des machines et constructions modernes dont il aime les lignes brisées et la verticalité. En contrepoint, les calmes ondulations de ses collines, la courbe maternelle de ses baies et plages apportent une douceur réconfortante à des scènes d’extérieur effleurées par un soleil de midi.

Ayant en partage un dessin sous-jacent à la ligne claire et parfaitement maitrisée, ses œuvres relèvent d’une pratique bien moins Naïve qu’il n’y parait.

Peintre-voyageur, Maurice LOIRAND répond à l'appel du large : il sillonne le monde, puisant son inspiration au plus près de chez lui ou au gré de ses pérégrinations, et façonne un univers Naïf aux contours peu communs.

Relevant chez Maurice LOIRAND cet attrait profond pour l’Ailleurs et les littoraux, le Musée Cécile Sabourdy expose des toiles où se succèdent vues urbaines et champêtres, marines et scènes portuaires, suivant un fil continu depuis la France jusqu’au Japon.

 Maurice LOIRAND a passé dix-huit années de sa vie près de Tokyo. Toutefois, l’épure du trait, la délicatesse d’intention et la profondeur des paysages si propres à la culture japonaise, semblent avoir habité sa peinture depuis toujours.

Afin de permettre au public de découvrir des affinités plastiques surprenantes, l’exposition propose un rapprochement sensible et raisonné entre l’œuvre de LOIRAND et la pratique japonaise historique de l’estampe.

 Invitant en Limousin une série d'estampes japonaises du 19e siècle, l’exposition propose un ensemble de gravures de Katsushika Hokusai (1760- 1849) et Utagawa Hiroshige (1797-1876) : des prêts exceptionnels issus des collections asiatiques du Musée de Beaux-Arts de Nancy (Collection Cartier-Bresson).

 

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26 janvier au 24 juin 2016

"ROBERT AUPETIT : sculpter l'émotion Brute"

Regards croisés avec Esmael Bahrani

 

C'est un parcours frappant l’imagination autour de Robert AUPETIT, sculpteur-modeleur Limousin affilié à l’Art Brut, et d’Esmael BAHRANI, artiste urbain iranien, originaire de Téhéran et récemment installé en France, que les Musée et Jardins Cécile Sabourdy vous proposent à compter du 27 janvier 2016.

 

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Le travail encore confidentiel de Robert AUPETIT, artiste singulier décédé en 2009, donne corps à une multitude de figures délicates et aériennes d’une expressivité souvent réjouissante, parfois bouleversante.

Le génie créatif de Robert AUPETIT parvient à donner âme et vie à ces êtres filiformes, allant du minuscule au monumental, dont les silhouettes minimalistes touchent à l’essentiel de la nature humaine. 

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AUPETIT manie avec une habileté subtile un matériau particulièrement modeste, qu’il sublime :

son œuvre de papier-mâché est à découvrir absolument, dans une mise-en-scène poétique au

premier niveau du Presbytère de Vicq-sur-Breuilh.

 

 

 

 

En contrepoint aux sculptures monochromes d’AUPETIT, le Musée a choisi de présenter une

sélection de toiles d’Esmael BAHRANI. Issu du milieu de l’Art Urbain et du Graffiti, Esmael

BAHRANI partage avec AUPETIT une fascination pour la représentation corporelle et la figuration des émotions qui traversent l’Homme/l’Humanité.  img02

 

 

 

Sa peinture, forte, parfois violente,

brute, est délivrée de tout superflu. Sous les combles du Musée, ses créations en grand format,

hautes en couleur, ne laisseront pas le visiteur indifférent.

 

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 Un livret de visite est proposé aux enfants, leur permettant de découvrir l'exposition temporaire tout en s'amusant. Il est disponible à l'acceuil du musée et sera distribué à chacun d'entre eux.

 

 

 

13 juin 2015 au 10 janvier 2016

"André Bauchant et ses contemporains : George Braque, Le Corbusier, Raoul Dufy, Jean Lurçat, ..." 

 

 

L'exposition « André Bauchant et ses contemporains : Georges Braque, Le Corbusier, Raoul Dufy, Jean Lurçat… » retrace une amitié de trente ans entre André Bauchant, reconnu aujourd’hui comme l’un des grands maîtres français de l’Art Naïf, et ses galeristes parisiennes Jeanne Bucher et Dina Vierny. Ces deux femmes, collectionneuses hors-norme, ont su révéler le talent d’André Bauchant et associer sa peinture aux créations des artistes d’avant-garde dans la première moitié du 20ème siècle. Le Corbusier lui aussi, en tant qu’ami, mécène, puis légataire d’André Bauchant, a contribué au succès et à la carrière de l’artiste en France et à l’international. Cette exposition rend hommage à cet esprit novateur, commun à Jeanne Bucher, Dina Vierny ou Le Corbusier, qui a élevé Bauchant au rang des grands Primitifs Modernes.


Le Musée propose de restituer l’ambiance des expositions et des galeries où les Cubistes, les Surréalistes et les Abstractions en tous genres, tels Georges Braque, Le Corbusier, Raoul Dufy, Jean Lurçat, cohabitaient avec les toiles profondément naïves de Bauchant. Le rapprochement visuel de ces sensibilités artistiques reste encore insolite pour le public d’aujourd’hui : les Musée & Jardins Cécile Sabourdy vont donc réactiver les dialogues possibles entre les créations d’apparence si différentes que Jeanne Bucher et Dina Vierny avaient à cœur de rapprocher sur les murs de leurs galeries.


Pépiniériste de métier, André Bauchant s’engage tardivement mais résolument dans la voie de l’Art à l’âge de 46 ans. Autodidacte, il peint des bouquets, des paysages bucoliques et des sujets historiques, religieux ou mythologiques inspirés par la peinture de la Renaissance et du Classicisme, mais aussi par le souvenir vivace de son passage en Grèce pendant le Première Guerre Mondiale. Présenté au Salon d'Automne à Paris en 1921, il est remarqué par des artistes, collectionneurs et critiques d’Art qui l’accompagnent jusqu’à la fin de sa vie (Kandinsky, Le Corbusier, André Breton, Diaghilev, Amédée Ozenfant…).


Dans l’imaginaire de Bauchant, la Nature est reine : le thème de la Nature servira donc de fil conducteur aux œuvres exposées.

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OISEAUX EXOTIQUES | 1947 | © JEAN-ALEX BRUNELLE – FONDATION DINA VIERNY 

 

 

 

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06 décembre 2014 au 31 mai 2015 

"Sanfourche en volume"

 

Le Musée consacre sa première exposition hivernale 2014-2015 à l'artiste limousin Jean-Joseph Sanfourche.
Soutenu par Jean Dubuffet, Anatole Jakovsky, puis par le galeriste milanais Enzo Pagani, le travail de cet artiste autodidacte et mal voyant a pu être qualifié de faussement naïf, bien qu'apparenté à l'art brut.

On connaît bien le peintre Sanfourche et ses bonshommes aux yeux ronds, à la silhouette trapue fermement cernée de noir, devenu avec le temps ses doubles artistiques. Pourtant cet inlassable touche-à- tout, animé par une pulsion créatrice irrésistible, est à l'origine d'une œuvre plurielle, il est aussi sculpteur, bricoleur, barbouilleur et un peu magicien. Pour marquer son environnement de son empreinte, il redonne vie à des objets de toutes sortes qui lui parlent et l'inspirent.

 C'est cette production de volumes foisonnante et débridée, une centaine d'œuvres aux silhouettes et aux couleurs toujours vigoureuses, que présentera le Musée, rendant ainsi un hommage inédit à Sanfourche.

 

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20 juin 2014 au 31 octobre 2014

Exposition inaugurale "La ruralité dans tous ses états"

 

 

Pour son ouverture au grand public, les Musée et Jardins Cécile Sabourdy ont choisi de s'intéresser au traitement de la ruralité à travers différents courants artistiques du XXe siècle.

L'exposition présente la ruralité comme sujet de rêverie et de questionnement essentiel à l'Art Naïf et l'Art Brut, et montre comment, à travers une reconnaissance tardive, des rencontres improbables, et une même recherche d'évasion vers la poésie offerte par les scènes, les paysages et les matériaux issus de l'imaginaire rural, les artistes modernes se sont à leur tour intéressés à cette thématique.

 

L'exposition invite ainsi le visiteur à voyager à travers les univers de ces personnalités atypiques, qui ont toutes puisé leur inspiration dans leur environnement proche et quotidien : artistes limousins reconnus pour leur lecture naïve d'une région rurale, références artistiques majeures de l'Art Naïf internationalement connues comme André Bauchant, Eva Lallement ou encore Camille Bombois, ou encore artistes d'Art Brut pour qui la lecture amusée de l'environnement rural se transcrit dans les œuvres, les couleurs et les matières.

 

Plus de 120 œuvres, peintures, sculptures, gravures, venues d'institutions culturelles majeures et de collectionneurs et propriétaires privés s'offrent au visiteur.

 

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23 juin 2013 au 15 septembre 2013

"Anselme Boix-Vives, la nature illuminée"

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En se consacrant à Anselme Boix-Vives, maître de l'art brut, l'établissement s'ouvre de l'art naïf à l'art brut et met en lumière les entrelacs des deux mouvements : personnalité atypiques d'artistes a

utodidactes, absence de perspective et d'échelle, thématiques populaires et explosion de couleurs. Cependant, la peinture brute, et surtout celle de Boix-Vives, témoigne en plus d'une urgence créative et d'une puissance démiurgique irrépressibles.

 

Prolongation de son projet utopique de paix universelle et fidèle reflet de son rapport enchanté et fantasque à la nature, la peinture d'Anselme Boix-Vives échappe à toute classification artistique : elle a l'inspiration enfantine de l'art naïf, l'urgence de l'art brut et la puissance originelle de l'art des primitifs. Le monde d'Anselme Boix-Vives a le vide en horreur et privilégie l'esthétique de l'accumulation : saturation de l'espace pictural, usage halluciné de la couleur, puissance luxuriante des motifs jusqu'à l'asphyxie.

L'exposition « Anselme Boix-Vives, la nature illuminée » met en lumière la magie primitive de cette peinture, tout à la fois transposition poétique de la vision du monde du peintre et déclinaison de son amour pour la nature. Le « style Boix-Vives » trouve ses racines dans la reprise obsessionnelle des mêmes thématiques qui scandent les différentes étapes de l'exposition. Il offre à la nature une reproduction haute en couleurs teintée de son imaginaire à travers ses « jungles exubérantes ». Il capture le vivant et offre ainsi à voir des « bestiaires fantastiques » où les animaux semblent en mouvement. Enfin, il transpose sa vision apaisée et enchantée de la relation humaine avec le monde naturel à travers ses « personnages féeriques ».

   

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27 juin 2012 au 31 août 2012

"Cécile Sabourdy, rencontre avec les grands artistes de son époque : Niki de Saint Phalle, Calder, Brassaï, Lalanne, Tinguely"

  

 

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Cette exposition est le fruit d'une rencontre improbable : celle de Cécile Sabourdy avec quelques-uns des plus grands artistes de la seconde moitié du XXème siècle. Rien ne prédestinait cette artiste peintre rattachée à l'art naïf, n'ayant pratiquement jamais quitté son village de Saint-Priest-Ligoure (Haute Vienne), à croiser la route de ces grandes figures de l'art moderne et contemporain. Jusqu'à ce qu'Henri de La Celle, collectionneur et mécène originaire du Limousin, tombe sous le charme de ses toiles et lui permette de rencontrer les autres artistes à l'affiche de l'exposition.

Ces derniers se retrouvaient régulièrement à Château Elyas, propriété d'Henri de La Celle à Saint-Priest-Ligoure. On y trouvait une étonnante collection d'objets et d'œuvres d'art dont une Metamatic, machine à gribouiller fabriquée par Tinguely dans une grange du Château ; des collages de Niki de Saint Phalle ; des cartons peints par Calder et tissés par la femme du collectionneur, Annie ; des toiles de Sabourdy racontant avec tendresse la ruralité limousine, des sculptures et des bijoux du couple Lalanne ou encore des photographies de Brassaï qu'Henri de La Celle avait hébergé pendant la guerre.

 

Une partie de cette collection est présentée au Vieux Château de Vicq-sur-Breuilh, aux côtés d'œuvres provenant du Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de Nice (MAMAC) et de collections privées, recréant le temps d'une exposition l'univers si singulier de Château Elyas qui exprime parfaitement le projet des Musée et Jardins Cécile Sabourdy, croisement entre ruralité, patrimoine et création.

   

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