En raison du montage de l'exposition 'les rivières souterraines', lesMusée & Jardins Cécile Sabourdy

seront fermés à compter de dimanche 21 avril à 18h jusqu'au 30 avril inclus.

 

Réouverture le  01 mai à 14h

 

 

SAMEDI 19 MAI, de 19h à 23h

 

Nuit des musées

 

Ouverture du musée en nocturne de 19h à 23h

Vraie fausse visite : 18h00 et 19h00

Visite théâtralisée par les élèves de 4è du collège Calmette de Limoges

Tarif : gratuit

 

 

SAMEDI 25 MAI

 

Lecture musicale d'après Boulgakov

En  partenariat avec l’Association Nuage

15h30 au musée : Lecture suivie d’un goûter partagé

Tarif 6€/adulte – enfant gratuit

20h00 au château de Combas, Vicq-sur-Breuilh: dégustation  d’une délicieuse soupe maison et 20h30 début de la lecture musicale.

Tarif : 10€

Renseignements et réservations au 05 55 00 67 73

 

VENDREDI 07 AU DIMANCHE 09 JUIN

 

Rendez-vous au jardin

 

 Tout au long du week-end :

-      Trocs aux plantes

-      Vente au profit de ‘SOS Faune sauvage’

-      Présentation des oiseaux du Limousin et de nos jardins

-      Présentation des Musée & Jardins Cécile Sabourdy comme refuge LPO (Ligue Protectrice des Oiseaux)

 poule

 Les poules du musée !

 

 

SAMEDI 15 JUIN, à partir de 14h30

 

Atelier de création et performance musicale

A l’occasion de son exposition ‘Rivières souterraines’, le musée Sabourdy reçoit Clotilde Prévost et Anouch Krikorian.

14h30 à 16 h atelier « insectes et fleurs » par Clotilde Prévost

A partir de 6 ans

Réalisation d’insectes et/ou de fleurs avec divers matériaux : pâte, fil de fer, cuivre, étain, perles, boutons, peinture.

Tarif : 8€/enf

insecte

 

16h : performance musicale par Clotilde Prévost et Anouch Krikorian

 

L'atelier de découverte se propose de donner un avant-goût de la musique et de l'instrument qui accompagnent les sculptures de Clotilde Prévost.

Clotilde Prévost aime associer à ses insectes de métal, des matières variées, miroirs, verres, … mais également le matériau sonore de l’instrument de musique qui anime l’œuvre de vibrations proches de l’insecte. Sa rencontre avec Anouch provient de son intérêt pour les sons naturels que l’on trouve dans la musique modale orientale.

Anouch Donabédian-Krikorian a un goût prononcé pour les intervalles anciens et la musique monodique qui s'épanouit dans l'intimité de l'instant. Son univers musical est celui de la musique traditionnelle et des modes présents en Arménie, en Iran comme dans tout le Proche et Moyen-Orient. Le kamantcha dont elle joue est un ancêtre du violon. C'était l'instrument de prédilection des troubadours du Caucase. Sayat Nova, le célèbre troubadour arménien du 18e siècle en a décrit la beauté́ dans un de ses poèmes où il fait l'éloge des vertus curatives de l'instrument.

Durant l'atelier, pendant que Clotilde crée un insecte géant, l'auditeur est plongé dans une ambiance musicale habitée par l'âme de la tradition arménienne : des intervalles anciens, la présence d'un bourdon qui soutient la mélodie, et la parole chantée. Par l'écoute et la participation active, l'auditeur est amené à explorer quelques airs de la musique populaire arménienne, en découvrant leur rythme et leur mode.

Tarif : gratuit

Renseignements et réservations au 05 55 00 67 73

 performancemusicale

 

SAMEDI 22 JUIN

 

Lecture des 'Contes de la forêts closes'

 

‘Contes des forêts closes’, aux éditions ‘On verra bien’ est dû à la plume de Christian Bachelin que l'on m'a décrit comme un littérateur Brut, un ‘fou littéraire’.

Renseignements et réservations au 05 55 00 67 73

Tarif : 5.5€/pers

 

MARDI 13 AOÛT, 20h

 

Concert par l'Orchestre de la Nouvelle Europe

 

Pour la 4e année, Nicolas Krauze, chef d’orchestre, et ses talentueux musiciens donneront un concert en l’église de Vicq-sur-Breuilh.

Programmation en cours

Tarif plein : 18€

Tarif réduit : 12€ (- 26 ans, demandeurs d’emploi)

Programmation en cours

ocne

L'Orchestre de la Nouvelle Europe à Vicq, en août 2018

 

JOURNEES DU PATRIMOINE 

 

Samedi 21 et dimanche 22 septembre

Tout au long du week-end :

-      Visites commentées de l’exposition ‘les rivières souterraines’

-      Marché aux puces

-      Spectacle (programmation en cours)

-      Ateliers ‘Dessins de sable’ : les enfants vont fabriquer des sables colorés en les teintant avec de la craie. Puis à partir de ce matériaux peu commun et de pochoirs, ils feront apparaître des motifs figuratifs, abstraits ou géométriques, sorte de Mandala. Atelier en continu. A partir de 3 ans

Participation libre

 

 

Exposition 'les rivières souterraines'

 

01 mai au 06 octobre 2019

 

TOUT AU LONG DE L’ETE :

Visites guidées :

Tous les mercredis à 15h : visite guidée du musée. Tarif 5.5€ (visite guidée au tarif d’une visite libre)

Ateliers :

Tous Les Mardis et Jeudis  du 08 JUILLET AU 22 AOUT, Les musée et jardins Cécile Sabourdy de Vicq-sur- Breuilh proposent des ateliers aux enfants et familles. (plus de détails rubrique 'le coin des enfants'.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En suivant ce lien :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/objet-sacres-vicq-breuilh-haute-vienne-1609123.html?fbclid=IwAR3v5pHb3VeH1oAz0_BPD9b9EYsjScZk9d4GcQNJEBGETzSPhtX9bG9bEao      

   


spiritrouge

 

Sur le sacré ...

« [le mystère du sacré] ainsi éprouvé procure une béatitude inouïe, mais de telle nature que l’on ne peut ni l’exprimer, ni faire comprendre en quoi elle consiste ; on ne peut qu’en faire la vivante expérience. […] la langue ne peut l’exprimer qu’en balbutiant. » Rudolf  OTTO, Le sacré

Immatériel, indicible, indépassable, le sacré n'est pas de ce monde. Il est donc "tout autre". Plus qu'un fait : un sentiment fort, éveillé par un phénomène spirituel intuitif et complexe à la fois.

Nous pressentons sa nature mieux que ne peuvent le formuler les mots, les concepts. Pour autant, depuis l'aube de l'histoire humaine, l'art ne cesse de lui donner corps, à travers des objets dont les formes et les matériaux cherchent et parfois trouvent le moyen d'exprimer l'inexprimable.

'Spirit' débute par un espace de confluence entre l'exposition temporaire et la collection Naïve du musée, qui s’ouvre aujourd’hui sur l’art Brut et Singulier. C'est ainsi que l’œil effleure une pierre taillée énigmatique du sculpteur autodidacte Roland Vincent, les textiles exubérants de Marie-Rose Lortet, magicienne des mailles et des nœuds, avant de se poser sur une grande boîte vitrée.

Celle-ci renferme dans son creux une célébration liturgique en miniature, faite de matériaux pauvres mais scintillants. Si le sujet exact peut sembler douteux (est-ce bien une cérémonie solennelle qui se cache dans ce foisonnement de papiers métallisés ?), on reconnaît sans peine la facture « populaire » de cet objet insolite, bricolé avec toute la liberté de l’imagination.

A partir d’un objet équivoque, fort éloigné des univers visuels du présent et pourtant familier, l’exposition ‘Spirit’ se dessine autour d’une collection privée d’objets de piété domestique.

A la fois modestes et étincelants, habillés de coquillages ou de papiers brillants, ceux-ci allient le sérieux de l’intention spirituelle à une matérialité hétéroclite pour le moins curieuse.

Conçus comme des boîtes - à secrets, à souvenirs ou à trésors, ces objets anonymes nous offrent un rare panorama des « mondes enfermés » issus de l'art populaire chrétien du 16e au 20e siècle.

La collection Trésors de Ferveur, conservée à Chalon-sur-Saône, rassemble patiemment ces ouvrages d’auteurs non professionnels, voire autodidactes, qui présentent pour le regard contemporain une étrangeté radicale.

Ils nous paraissent hautement incompréhensibles et pour cause : leurs usages, leur iconographie, leurs messages sont devenus inintelligibles avec le temps.

De curieux reliquaires des 17e et 18e siècles abritent d’infimes restes humains sanctifiés dans un décor architectural et végétal somptueux, fait de papiers roulés.

Fabriquées par de jeunes religieuses, les « cellules de nonnes » reproduisent fidèlement leur chambre, invisible au reste du monde, à la taille d’une boîte d'allumette ou d’un carton à chapeau.

Les « souvenirs de pèlerinages » et « boîtes de dévotion » en verre filé, œuvres théâtrales et pauvres à la fois, complètent notre traversée de mondes miniatures et clos.

Leurs fragiles matériaux tentent d’ouvrir nos yeux sur des réalités cachées bien plus profondes.

Si leur fonction nous échappe, elle se rattache à l'évidence à la notion de « sacré ».

Celle-ci résulte-t-elle de la charge symbolique des matériaux et des formes qui interviennent dans leur façonnage ? L’or, la lumière, l’exubérance végétale, le bois ou la pierre portent-ils «  en soi » les prémices du sacré ?

Sans prétendre y apporter une réponse ferme, ‘Spirit’ réunit autour d’un fonds d’art chrétien peu commun des œuvres remontant à l’antiquité ou provenant du bout du monde, situées elles aussi aux franges de l’art savant, de l’artisanat et de l’art populaire.

Des statuettes guérisseuses en bois, les Nudsus du peuple Guna du Panama, sont investies par des esprits primordiaux, lorsque des initiés font appel par la parole à leur pouvoir spirituel.

Trouvés dans l’Oise à Halatte, les ex-voto gallo-romains venus du Musée de Senlis font écho à ces statuettes amérindiennes : miroirs dans le temps et dans l'espace d'une même humanité vulnérable.

En contrepoint, trois œuvres des églises rurales limousines passent de l’ombre à la lumière : un douloureux Saint Roch, une stupéfiante Pieta en pierre du 16e s. et le portrait troublant d’une jeune inconnue - vierge chrétienne, sainte, ou dame romaine ?

‘SPIRIT’ ne traite pas du fait religieux dans sa dimension culturelle ou historique, mais opte pour une approche sensible de ces objets. L’exposition souhaite offrir une expérience de contemplation étonnante, oscillant entre les fastes du baroque et l’imagerie populaire, les recyclages improbables et les techniques ingénieuses, les symboliques complexes et une naïveté touchante.

A travers un parcours scénographique pensé comme un hommage aux collectionneurs et à l'esprit de collection, 'SPIRIT' présente plus de 300 objets d'ici et d'ailleurs, qui ont pour point commun d'avoir tous été « habités ». Par des esprits permettant à l'Homme d'exprimer l'inexprimable.

Par les questionnements poignants de celles et ceux qui les ont créés.

Habités, parce qu'ils semblent tous avoir recueilli un peu de l'âme de leur créateur.

Tous, ils répondent à des aspirations universelles et sans âge : espérer, guérir, sauver.

Détachées de leur contexte originel, les œuvres humbles, lumineuses, paradoxales, révèlent un ailleurs ou un autrefois fait de mystère, de foi,  à mi-chemin entre la magie et le prodige.

La création contemporaine conclut ce parcours, sous la forme d’un atelier d’inventeur : hymne au génie créatif humain. Les sculptures à tiroirs et engrenages d’Aurélien Lortet, les superbes collages surréalistes d’IR Denise apportent leur supplément d'étrangeté à l’exposition.


pieta                                                                                                     Piéta en serpentine, 16e s.